Samedi 4 mars 2006
Il neige, c'est horrible !

Non pas que je déteste la neige, au contraire, je lui vouerais même une sainte adoration.

Mais, n'avez-vous jamais ressenti un trouble intérieur ( autre que celui réglé par les yaourts au bifidus actif...), alors que dehors, le ciel se manifeste de manière peu habituelle ?

Je suis sûr que oui, si j'ai tort, et bien tant pis pour moi ^^.

D'où ce poème, Neige.

Neige,

Toi qui tombes

Et qui t’écrases

Dont le ciel nous plombe.

Au sol, tes flocons sont des larmes en stase.

 

Neige,

Douce griffure transparente

Tu caresses milles-visages

Sur lesquels tu ouvres des plaies béantes.

Dans les rêves, tu enterres de lointains rivages.

 

Neige,

Pluie de froid léger

Qui glace même nos haleines,

Qui donne à tout l’air gelé.

Tu glaces ce poème.

 

Neige,

Bise douce

Se levant contre les murs,

Tu deviens l’ouragan qui se courrouce.

Tu réouvres en moi, d’anciennes blessures.

 

Neige,

Blanche de légèreté

Tu fais noircir le ciel.

Tu étais grâce et volupté

Tu es devenu tempête de grêle.

Par Smoke - Publié dans : smoky-taler
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Lundi 13 février 2006
J'espère qu'elle se reconnaîtra, enfin, poème fait suite à un rêve raconté ;)

Même si ce n'est qu'un rêve,
Que tu m'as raconté aujourd'hui,
Rien n'excuse cette trêve,
Que dedans je fais avec la vie.

Je ne t'accuse pas, loin de moi l'idée,
C'est plutôt une réflexion,
Que je viens te proposer.

Tu me dis pleurer,
Comme jamais tu ne l'avais fait,
Hélas je ne meurs pas seul,
Avec moi part un ami,
Ensembles nous tirâmes le linceul
Qui couvrit nos vies.

Je suis si jaloux de mourir à deux, de ne pas être le seul objet de tes yeux.
Je suis désarmé face à ce doute, face à tes larmes qui tombent sur la route
Que ma disparition en tes songes avait tracé.
Je suis si triste et si ingrat, que mon égoïsme me dit :
"Pourquoi es-tu ainsi ?
 Pour toi, ou pour ta vie ?
 N'es tu pas après tout un être ignoble,
 De te souhaiter seul mort,
 Ce qui est certes une idée noble,
 D'épargner à tes proches le fait d'aller au dehors,
 Mais n'est ce pas aussi un sordide moyen,
 D'être seule vedette,
 D'inviter tous les chagrins
 A venir sur ton squelette ?".

Je ne suis qu'un être d'agile,
Dont l'esprit rôde ailleurs,
Là, je suis si fragile,
Que tout est prétexte au malheur.

Ni la mort, ni la vie,
Ne sont mes enemis.
Par Smoke - Publié dans : smoky-taler
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Samedi 4 février 2006
Il aurait été déplacé de mélanger la prose et le vers non ? allez, le poète reprend du service, retourne à l'école...la vie...

"Loin de moi, tourne une idée
Violente et insaisissable, elle vole dans les vents de sable.
Et, je me repose, visage au souffle pur exposé,
Les songes s'en vont rejoindre les idées, mon esprit se vide, tout me quitte, forêt de pins et d'érables,
Histoire de haines, d'amours et de problèmes.
Seul, je me laisse fuir dans le non-temps,
Magnifique lieu stérile où tout germe, je suis seul, désarmé.
Loin de toi, de toi, de toi...
Sans elles je ne suis rien,
Sans elle, je ne suis rien.
Sans rien, je ne pense qu'à elle."
Par Smoke - Publié dans : smoky-taler
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Samedi 4 février 2006
Je pense que ce genre de texte a un avenir, en tout cas c'est l'opinion que s'en font mes relations ; )
Un rêve que j'ai fait il y a une semaine, que j'ai tenté d'écrire...
Je ne voulais pas le poster par pudeur, mais on m'a convaicu que c'était bien, je voudrais votre avis...
Une belle histoire...j'aimerais, si possible, que ce lien passe de fréquentations en fréquentation, poour savoir si le jeu du double ets sujet est bien compris...merci d'avance...
Au passage, petite citation de moi même :
"Vivre pour aimer, c'est vivre comme un autre
Vivre comme un romantique, ce n'est pas chercher l'amour fou, c'est plutôt trouver le fou d'amour".


Rêve premier

Il y a fort peu de chances pour que ces lignes sortent jamais du cadre infiniment restreint de l'écran d'ordinateur où elles apparaissent à cet instant même, au mieux, elles resteront peut-être gravées dans quelques esprits, proches du mien, je ne pense pas qu'elles iront plus loin, or, ce n'est pas bien grave, car c'est d'un rêve qu' il s'agit, un rêve, un doux cauchemar aux conséquences inimaginables !
Qui irait cherché un rêve ailleurs que dans le sommeil et ses ennuis ?
Si certains me vont me dire que ceci n'est pas un rêve, qu'il a trop de détails, qu'il est trop étoffé, je répondrais que les rêves sont fais pour nous sauver, dans mon optique, il n'est que justice de les romancer.



L'avantage des rêves, c'est que quand un personnage secondaire vous appelle, vous le savez avant même que votre esprit ne l'ai créé, mais vous ne faites rien, vous attendez. Une sorte de téléphone sonna à mon oreille (la droite sûrement ), un beau téléphone comme les rêves en font, c'est à dire que vous ne le voyez pas, il n'y a qu'à penser à la voix qui va résonner dans le combiné invisible, et vous parlez. La voix était douce, ce qui prouve que vous savez toujours eu un faible pour ce genre de voix, dès qu'elle commence à entonner son histoire, des couleurs apparaissent, des formes se révèlent, rien n'est flou, tout est réel. Cette voix doit porter un nom, qu'on lui en donne un, Mélissa, je la reconnais.
-" Vincent ? susurre t'elle. Vincent… "
Je pense, oui, c'est moi.
-" Oui, c'est moi, enfin aux dernières nouvelles ".
Ne vous posez pas la question de savoir comment elle peut vous appeler, quelle heure est-il, rien n'a de réponses. Il n'y a même pas assez de place dans votre imaginaire pour caser quelques questions.
-" Parle ma grande, je t'écoute, si tu parles en tout cas.
- Un accident de voiture, sur une route noire…
- Merde, merde, merde,…
- Sylvia est morte ".
Réside un autre avantage, vous le saviez déjà, vous saviez tout avant même de pousser votre premier cri à l'âge symbolique de zéro heure, zéro minute, une seconde. Vous aviez déjà tout écrit et maintenant, vous découvrez.
Je réfléchi, un peu, beaucoup,…pas du tout :
-" Raccroche ma belle, ton rôle se finit là ".
Clin d'œil dans le faux combiné, le bruit du téléphone qu'on raccroche, quelques " boop, boop " pour le réel et tout disparaît.
Je me lève péniblement, comme si mes os restaient couchés, d'un regard inquisiteur je les force à se lever., je les regarde venir à moi, les gronde, comme un père ses enfants :
-" Un peu de dignité ! Rêve ou non, un semblant d'homme ne sera jamais un mollusque dans les songes nébuleux de sa jeunesse ! ".
Ils acquiescent, ma chair, les accueille à bras ouverts… Je me dirige vers la porte de ma chambre, si chambre il y a, c'est un chaos de ténèbres, de noir et d'obscurité.
Tout de suite, l'escalier, vous évitez le noir du corridor, le macabre décor du couloir. L'ordinateur est allumé, la maison est vide, vous n'avez pas de parents, moi non plus, la schizophrénie est un mal vertueux. Les lumières ne sont pas éteintes, il n'y a pas de lumières, vous le saurez plus tard, je le saurait en même temps que vous, vous saviez des choses, j'en ai oublié. L'écran me sourit, un message électronique est affiché, les lettres devant moi semblent se révélées. Je lis, vous comprenez :

 Après le décès de ma sœur survenu quelques minutes plutôt, de grandes inspirations sont parvenues à mon esprit que vous trouverez simple, si j'en juge par ce que vous avez écrit suite à mon investigation. Je n'irais pas par quatre chemin, étant donné qu'un seul semble être tracé dans cette vase qui fait votre vie, la mienne, et celle des autres, vous êtes coupable.
De quoi vous demanderez vous ?
(Le diable me connaît bien, c'est exactement la question que je me pose, vous y réfléchissez.)
Et bien, j'ai trouvé quelque poème dans la mémoire parkinsonienne de cet ordinateur depuis lequel je vous écris, c'est un miracle ! Les seuls textes qu'il daigna me recracher furent ceux que je vais utiliser pour vous accabler.
Vous dites :
" Si tout était temps,
La colombe ne serait pas,
Plus vieille que l'argent,
Que coûte mon trépas.
Or, rien ne se passe comme je le veux,
Le temps va trop vite,
Et c'est la disparition des jours heureux,
Que ma vieillesse précipite.
Je me sens comme un veuf,
Qui verrais une vie passé,
Comme une feuille morte sur les rampes du Pont-Neuf,
Qui se fera bientôt écrasée.
Par un patte sûrement innocente,
Qui ne voulait pas nuire,
Mais c'est cette justice répugnante
Qui fera un jour tout finir ".
 
Ne me dites pas que ces lignes ne sont pas violentes, je ne vous croirais pas !
(C'est donc de ça qu'il veut parler, je le sais, vous écrirez)
Je vous accuse d'avoir pousser ma sœur à la dépression humanitaire, cet accident était un fruit de la menace que vous représentez, sombre fou !
Je le prouverais.
Cette lettre n'attend pas de réponse, si ce n'est votre tête sur un plateau d'argent, pourtant, je serais plus heureux de pouvoir vous l'arracher moi même.
Ne me reconduisez pas, Sylvia m'a indiqué le chemin, enfin, cette route à suivre pour vous comprendre.
(Attention à la marche quand même)

Je lis avec délice cette sainte accusation, vous sentez mon inquiétude ce malaise interne qui ronge mes entrailles. Je dicte, vous tapez cette réponse non-attendue mais bienvenue.
Vous écrivez ce qu'il lira plus tard :

" Si votre lettre n'attendait pas de réponse,
Et que, hélas, ce message en constitue une,
Il est souhaitable qu'à cette lecture vos sourcils se froncent,
Si votre attention s'était endormie,
Vous me forcer à la réveiller,
Ne serait-ce qu'à demie. "

La douleur de la famille, et celle des amis n'a pas être évoquée ici, bien que la mienne soit réelle(vous souriez, c'est de l'ironie pour vous, de la prose argumentative pour lui), vous ne le croiriez pas, sans foi sûrement.
Si jamais un jour j'ai poussé votre sœur dans ce que vous appelez " la dépression humanitaire ", sachez que…non, d'ailleurs, sachez que vous plongez dans l'erreur, substance noire et pâteuse, si vous n'en sortez pas rapidement, je crains de vous y voir noyer. J'ai envoyé ces vers à la personne qui occupe en ce moment nos pensées à tous, et alors ?
N'avez vous jamais eu le besoin de vous confier ?

Sur ce,…
Rien, ad vitam.

Vincent Berthier.

Ps : les accusations pesantes que vous m'envoyez là, sont pour moi l'amorce d'une chute dans un gouffre. Qui trouverais-je au fond ?


Il y a une sorte de halo qui vous entoure, dans votre sommeil, vous vous rendormez.
Une frappe sur le crâne vous réveille. Vos yeux s'ouvrent sur un vieux squelette pendu au bout d'une corde, son balancement régulier comme une horloge vous sert de réveil.
Des sanglots parviennent à mes oreilles, mes sens sont en éveil. Une voix douce coupée de larmes, des larmes sèches, en fumerolles sentimentales, envahissent mon champ de vue. L'air a le goût de sel, le sol ;est dur et poussiéreux, une poussière qui pue le malheur. Je rampe lamentablement, le yeux rivés vers la tôle lépreuse qui sert de toit, une lumière inattendue me stoppe quelques instants, une fenêtre perce la chair crânienne de ma geôle. Une main m'effleure, un regard me caresse, une larme me lave de la fatigue de mon sommeil, un parfum me réveille, une voix m'interpelle :
-" Mon rôle n'était pas fini, c'est ça ? ".
Mélissa.
Vous vous roulez sur le sol, votre tenue noire se grise :
-" Pas vraiment, c'est un imprévu…
- Qu'est ce que tu en sais ? Hein ? Dis ! Qu'est ce que tu sais de ça ?
- Rien, je ne sais rien, je suis comme un poète ignorant ".
Nouvelle roulade, vous voyez son visage. Leurs visages.
Celui de Mélissa, celui du squelette.
La chair et l'os.
L'esprit et l'attente.
La vue maligne, le regard creux.
Tous ces noms, de sexes opposés, se rejoignent dans la poitrine de deux sœurs que vous détestez, autant que moi je les méprise, pourtant la comparaison les invoque.
La vie et la mort.
Deux frères suivent, main dans ma main, ultimes comparatifs.
Le présent et le passé.
-" Vincent ! "
Elle me tient le col, me secoue, ma tête percute le sol à plusieurs reprises, comme si on demandait à entrer dans le sol. C'est cela, ce n'est pas un rêve que nous vivons, c'est un cauchemar, nous ne résistons plus. Nous voulons être enterrer. Pourquoi souffrons-nous ? Pour une lettre idiote, une réponse majestueuse, une ellipse virtuelle, et une situation incompréhensible ?
Je crois que ça suffirais à la moitié de cette planète pour se faire sauter la vie par la fenêtre, vérifier qu'on s'est bien écrasé, et se donner des coups de talons si nécessaire.
Pas moi, pas vous, pas nous.
-" C'est bon Mélissa, c'est bon. "
Lentement vous enlevez sa main de votre épaule, avec douceur vous la relâchez.
Qu'est ce que c'est que cette situation ? Rien ne va, ce n'était pas écrit, dans le ventre de ma mère, un autre " moi " n'a pas écrit ça, ou alors il ne me l'a pas dit.
Vous vous levez, vous parcourez la bicoque dans laquelle à sonné le réveil. Il n'y a rien à en dire, une table, une chaise, un pendu et Mélissa.
Pas une porte, juste une fenêtre.
-" Je suis coincée ici, commence Mélissa. Ça fait presque une éternité.
- Presque ?
- Si on peut compter, c'est que toutes les vies imaginées ne se sont pas encore envolées. "
Vous vous asseyez, là où vous aimeriez qu'il y est une porte.
Je suis perdu, démoralisé, je vais mourir dans un rêve, ne jamais me lever, crever dans un putain de rêve ! Je suis dans un rêve, je le sais…Un rêve…un rêve…
Vous ne pensez plus, vous ne bougez plus, pour la première fois, je commande tout mon être.
Une parole d'un ami me revient à l'esprit, un ami…Pedro !
Il me causait des rêves, il m'a dit :
"  -Tu sais les rêves, quand tu sais que tu y es, tu peux faire tout ce que tu veux, suffit d'y croire !
(Je crois que j'avais déjà commencer à ricaner)
Je connais un gars dont la cousine a fait sa propre vie dans un rêve ! Elle a un mari, des  gosses, et tout et tout…
- Et elle fait ça comment ?
- Elle y croit . "
Je reviens à moi, pas vous. Je regarde Mélissa qui ne dort pas, qui est prostrée. Si Pedro avait raison, ça serait génial, j'essaye, si il avait tort, c'est un putain de connard.
Une porte, toute simple, grise, avec une poignée, tout conne. Si il y a un dieu des Songes, qu'il m'aide.
Une porte, toute simple, grise, avec une poignée, apparaît devant moi.
Je tend la main, effleurer la poignée !
La porte s'ouvre, je ne l'ai pas touchée.
Un molosse entre, il porte un fusil dans le bras, il le berce comme une mère son nourrisson. Il porte un sweat gris à capuche qui lui cache le visage. Il me marche dessus, commence par les chevilles, jusqu'à la tête, il n'oublie pas les parties sensibles. Je n'ai pas mal, je ne sens rien !
Vous vous réveillez, vous venez à moi.
Là, ça fait mal. Vous semblez hurler comme si tous les loups de tous les mondes étaient en vous, comme si la Lune les appelait. Le canon de l'arme de l'agresseur se tourne vers votre visage, c'est un puit où seul le plomb germe.
-" Alors, si je te tuais ?
- Si vous le faisiez…
- Ouais ! Si je t'arrachais la tête comme je te l'ai promis hein ? "
Son frère ! Son défenseur aveugle !
Je ne sais plus ce que vous faites, mais moi je sais ce que je vais faire. Il suffit de croire que dans un rêve tout est possible, croyez-le !
Vous froncez les sourcils, le fusil vous presse la glotte.
Il faut nous sortir de là, pour Mélissa, pour vous, pour la vie !
La tête du frère éclate comme un melon l'aurait fait. Il n'y a pas de sang, juste de la poussière ocre.
Derrière vous, il n'y a plus personne. Vous sortez, moi dans votre esprit.
Un canyon s'offre à nous, il est comme dans nos rêves américains, à ce détail près ; la roche y est noire comme la nuit, comme les ténèbres, comme la vie. Vous avancez, vous caressez la pierre du bout de vos pieds.
Je sens que tout redeviens à la norme, bientôt le réveil.
Vous vous écroulez, la main à la cuisse, une balle l'a percée. Quand vous êtes sur le dos, un nuage gris passe au dessus de vous, vous vous évanouissez.
Je me lève, la plaie saigne.
-" Assassin !!, hurle une forêt de voix dans mon dos. Mourez pour expier vos péchés ! "
Je tente de courir, d'accélérer cette démarche boiteuse qui est la mienne. L'os est brisé, mais je tiens bon, je vous laisse derrière moi. Une balle siffle à mon oreille, une autre à mon genoux, une autre à mon bras, tout est visé, rien n'est touché.
Puis, la troupe s'arrête. Le silence se fait, comme si un ange passait. Une vois de femme s'élève dans une brume qui s'installe lentement.
-"  Pourquoi existez-vous ?
( Je me le demande )
Pourquoi êtes vous venu sur ce monde ?
( Je ne demande qu'à partir )
Pourquoi ne pleurez vous pas ?
( Je pleure plus que toute la terre entière, le mot océan ne suffirais pas à décrire l'étendue d'eau que mes larmes font .)
Pourquoi ne voulez vous pas me rendre la fille ? ".
Je me retourne du mieux que me jambe me le permet.
-" Car, ni vous, ni moi, ni ce que la religion désigne par Dieu ne la possédons !
Car je ne sais pas comment le trouver !
Car, je souffre de ne pas pouvoir la redonner !
Mais à qui ? A moi ? A vous ? Serons nous assez égoïste pour nous l'accaparer ? "
La balle eu un impact assez fort pour me faire tomber.
Une longue et belle chute,
Dans les couloirs de la terre,
Une descente aux Enfers,
Vers je ne sais quel but !
Dans cette couverture de ténèbres,
Je m'imagine la fin,
Que dans tous ces  terribles rêves,
J'attend de quelqu'un.


Vous êtes revenu, et je vous en remercie.
Je ne me sens plus capable de nous diriger, face à ce que je vais découvrir.
Vous avancez dans le fond du canyon, le sol est sombre, mais brillant, ferme et poussiéreux.
Je vacille, vous me supportez.
Vous m'amenez devant ce que je redoutais.

Un cercueil au couvercle de verre me montre comme un mauvais plaisant, son visage pâle, ses yeux gris, sa chevelure blonde.
Une partie d'un poème écrit de mon éveil me revient, comme un bras vers le réel :
"     Et le roi sans son amante,
Se meurt,
Face à sa carcasse souffrante,
Il pleure. "

Vous vous réveillez sueur en linceul, larmes en cercueil.
Par Smoke - Publié dans : Nouvelles, SF
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Samedi 28 janvier 2006
J'ai relu la Fée Carabine, qui est ,à mon avis, un chef d'oeuvre de la littérature moderne, à la fois sombre et drôle et surtout un côté délire qui tes jouissif au plus au mpoint....ah Danniel, depuis que tu m'as dédicacé les Kamo, j'avais 8 ans, je te suis fidèle....

voilà, je m'égare !! tout ça pour dire qu'un petit vieux s'apelle verdun dans ce bouquin, quy'il m'a rapellé mes cours d'histoire de sixième, et que voilà ce que mon esprit à conserver...


Verdun jour,

Deux serpents sillonnent le sol, ils sont creux dans la boue.

Dans chacun deux grouillent d'innombrables fourmis,

Les unes avaient des costumes rouges, bleu et or, des chants de fous,

Maintenant, leur peau a changée, les voilà vêtues de gris.

Ce  sont de vaillantes petites âmes, prêtes à partir,

Bien sûr, elles mourront pour faire le meilleur,

Et elles tueront en songeant au pire,

En attendant, les cartes passent dans leurs mains, en attendant l'heure.

 

                                                ***                     

 

L'autre reptile se tortille dans des draps de feu,

Ses fourmis sont plus nerveuses, elles ont, disent les politiciens,

"Une soif de nous tuer qui brille dans leurs yeux".

Les fourmis sont allemandes, elles savent qu'il n'en est rien,

Qu'elles aussi ont peur, qu'elles ne savent pas où se cacher,

Qu'elles ignorent tout des autres rampants qui se cachent dans le brouillard,

Que les obus ne préviennent pas quand ils vont tomber,

Qu'après un peu de rouge, tout sera noir.

 

                                                ***

 

Ensembles, les fourmis en uniforme attendent,

Ces fières cavalières des serpents ennemis, se jettent d'amicaux regards de haines.

La travail les y obligent, à s'aimer par l'acier, déchirer leurs chairs amantes.

Au loin, des généraux généreux guettent.

Ils rient de cette assemblée pétrifiée, en buvant un verre, un jour comme les autres...

Au travers de la liqueur, ils déforment la peur, et se font la guerre.

Verre d'un jour.

 

 

 

 

L'oiseau

mort sur la neige, les viscères largement

exposés, fait de moi l’ haruspice des temps

cachés.

 

Par Smoke - Publié dans : smoky-taler
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