" J'ai ouïe dire que les hommes tombaient par ici ?"
Neige,
Toi qui tombes
Et qui t’écrases
Dont le ciel nous plombe.
Au sol, tes flocons sont des larmes en stase.
Neige,
Douce griffure transparente
Tu caresses milles-visages
Sur lesquels tu ouvres des plaies béantes.
Dans les rêves, tu enterres de lointains rivages.
Neige,
Pluie de froid léger
Qui glace même nos haleines,
Qui donne à tout l’air gelé.
Tu glaces ce poème.
Neige,
Bise douce
Se levant contre les murs,
Tu deviens l’ouragan qui se courrouce.
Tu réouvres en moi, d’anciennes blessures.
Neige,
Blanche de légèreté
Tu fais noircir le ciel.
Tu étais grâce et volupté
Tu es devenu tempête de grêle.
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