" J'ai ouïe dire que les hommes tombaient par ici ?"
Dès que tu pars…
Le chien meurt à côté de moi,
Et un verre se vide.
Je fais baisser le ton du ciel,
Je fais mourir le vent.
Je fais se taire le téléphone,
Je dis au monde que je suis triste maintenant.
Les rois de mes pensées font chanter des "Te Deum"
A la gloire de toutes leurs victoires !
Je m'en fiche et j'avance dans le brouillard
Que tu as fait sur ma route.
Tout mon environnement s'acharne sur moi,
Le chien qui meurt et renaît,
Le verre qui se vide de plein,
L'ordinateur qui soudainement prend un plaisir sadique à m'aveugler
Puis à m'assourdir.
Une fontaine d’eau de vie meurt à son tour,
Dans la rue où je chasse le jour.
Le trottoir est beau d’une curieuse crasse
Là, des enfants endormis rêvassent.
« Voilà un Te Deum bien mérité »
Se disent les rois de mes pensées.
Les armes se remettent en transe,
Avec mes larmes, les lames dansent.
Un pavé tombe du ciel,
Il est lourd.
Je me demande où tu es,
C’est bientôt mon tour.
Le monde est si petit,
Que tu es partout.
Je sais que personne ne m’envie,
Que tout le monde me croit fou.
Les rois chantent et se taisent pour me faire souffrir.
Je crois que je suis seul.
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c'est beau et déprimant .